Chénopode

– Plan –


Chénopode-001-adventices | TC
By Hugo.arg – Own work, GFDL
  1. Chénopode : Nom du Malfaiteur et pseudos
  2. Les méfaits du sus-nommé chénopode en Espaces Verts
  3. Carte d’identité du Malfaiteur
  4. En tout pécheur, il y a quelque chose de bon
    • Consommation
    • Usages industriels
    • Usages Médicinaux
    • Pollinisation
  5. Association de malfaiteurs


1 – Nom du Malfaiteur et pseudos

  • Nom scientifique : Chenopodium album L. (de “Chénos“= oie, “podos“= pied et “Albus“=blanc)
  • Nom(s) commun(s) : Chénopode blanc, Ansérine blanche
  • Also know abroad as : Fat-hen, white goosefoot, lamb’s-quarters


2 – Les méfaits du sus-nommé Chénopode en Espaces Verts

Où sévit-il en ce moment ?carte-france-adventices-tc

.

Notre service de modélisation de la levée des adventices calcule chaque jour le % de levée de chaque adventice pour chacune des 300+ stations météos disponibles;

Quotidiennement, nous actualisons la carte départementale afin d’illustrer, par un code couleur, le % moyen, sur l’ensemble des stations du département, des levées de chaque adventice.

 .

Son développement à aujourd’hui

graphe-levees-adventices-TC

.

Notre service de modélisation de la levée des adventices cumule jour après jour les % de levées pour chacune des adventices; il permet ainsi de visualiser la dynamique de la levée de l’adventice pour chacune des 300+ stations météos disponibles ;

Vous pouvez sélectionner aussi bien une station météo en particulier et l’une des adventices de notre liste .

.

.

Les faits qui lui sont reprochés :

Le chénopode blanc est une plante RUDERALE c’est-à-dire une plante :

  • poussant spontanément dans les friches, les décombres, le long des routes et des chemins,…
  • poussant souvent à proximité des lieux habités par l’homme,
  • au point de parfois se comporter comme des commensales de l’homme
  • généralement nitrophile

C’est une plante COLONISATRICE qui va être dans les premières à s’implanter sur un sol fraîchement travaillé.

Les points-clés de sa NUISIBILITE en Espaces Verts :

  • Son métabolisme lui procure un avantage compétitif en reprise de végétation et en période de sécheresse;
  • Sa fructification abondante lui confère un fort pouvoir de colonisation;
  • De plus, le chénopode blanc s’adapte à une grande diversité de sols dans une large gamme de pH;
  • Enfin, son potentiel allélopathique est élevé;
  • C’est une plante-hôte de Circulifer tenellus, qui un vecteur du virus BCTV,
  • POLLEN : fort pouvoir allergène ( 3/5 échelle RNSA); de plus, relation croisée avec le pollen d’amaranthe;

 


3 – Carte d’identité du Malfaiteur

Chenopode-002-adventices-TC
By AnRo0002 – Own work
  •  Cycle : plante annuelle,
  • Taille : plante dressée mesurant de 30 à 200 cm de haut. Sa tige érigée, dure, ramifiée est souvent striée de rouge. Ses racines traçantes et superficielles,
  • Feuillaison : feuilles lancéolées, rétrécies à la base, farineuses inférieurement,
  • Floraison : de juin à octobre – petites fleurs vertes regroupées en glomérules blanchâtres denses – pas ou peu visitées par l’abeille d’élevage, Apis mellifera,
  • Sexualité : hermaphrodite,
  • Pollinisation : Insectes (mais pas par l’abeille d’élevage, Apis mellifera),
  • Fructification : akènes noirs et luisants. Jusqu’à 100 000 graines par pied,
  • Dissémination : barochore (préfixe grec « baros » : pesanteur…),
  • Dormance : 100 ans + de viabilité des graines,
  • Métabolisme : le chénopode est une plante en C4,
  • Exigences : plutôt nitrophile
  • Confusions possibles : Chénopode hybride et arroches. Attention ! ce n’est le Chénopode bon-henri. Chenopodium bonus-henricus L communément appelé épinard sauvage que certains se risquent à consommer (« un légume oublié »)

 


4 – En tout pécheur, il y a quelque chose de bon

  • Consommation

La consommation du chénopode ne devrait pas être encouragée même si elle est possible; en effet, la plante est riche en saponines, en nitrates et surtout en acide oxalique.

Car si la cuisson permet de réduire la quantité de saponines, elle provoque la formation d’oxalates; ceux-ci sont particulièrement nocifs pour les malades rénaux, hépatiques, arthritiques ou lithiasiques.

Les romains ont ponctuellement cultivé le chénopode blanc; De même, la consommation de ses graines, mélangées à celles d’autres chénopodiacées, est avérée par les indiens d’Amérique du Nord sous forme de bouillies (“pinole”)

  • Usages industriels

Les jeunes pousses permettent d’obtenir un colorant vert;

Les racines écrasées, du fait de la richesse en saponines, donnent un substitut de savon doux.

  • Usages Médicinaux (cf. Hortical)

diurétiquelaxatifsédatif (calmant)

Picto ATTENTIONAttention : L’espèce voisine Chenopodium ambrosioïdes L. (essence) est inscrite sur la liste des substances interdites dans les produits cosmétiques (Annexe II du RÈGLEMENT (CE) No 1223/2009 du parlement européen et du conseil).

  • Biodiversité

Le chénopode blanc est réputé très attractif pour plusieurs lépidoptères.

C’est une plante-hôte de Circulifer tenellus, qui un vecteur du virus BCTV,

Peu ou pas visitée par l’abeille d’élevage, Apis mellifera

  • Aspects culturels


5 – Association de malfaiteurs

Des avis de recherche sont également disponibles pour ces fieffés larrons :