À la clôture du marché le 16 janvier, même un investissement tardif au début de 2026 dans le S&P 500 semblait être une transaction fructueuse étant donné que l’indice de référence était proche d’un nouveau plus haut historique (ATH) établi au cours de la nouvelle année. Au moment de mettre sous presse le 21 janvier, la situation avait rapidement changé et un tel pari en bourse se serait révélé perdant.
Plus précisément, le S&P 500 est entré dans la nouvelle année à 6 858,47 et a progressé de 1,73 % à 6 977,27 le 12 janvier, transformant ainsi un investissement de 1 000 $ en 1 017 $. La correction modérée à 6 940,01 le 16 janvier aurait quand même aidé les investisseurs à conserver 12 $ de bénéfices.
De plus, si une trajectoire haussière similaire avait persisté, un investissement de 1 000 $ réalisé au début de 2026 se serait transformé en environ 1 324 $ d’ici la fin de l’année, l’indice de référence ayant raisonnablement pu enregistrer une hausse de 32,41 %.
La journée de bourse du 20 janvier a toutefois radicalement modifié la situation, puisque plus de 1 200 milliards de dollars ont été effacés de l’indice en une seule séance. Cette décision a permis au S&P 500 d’être en baisse de 0,90 % dans le graphique depuis le début de l’année (YTD), et un investissement de 1 000 $ réalisé au début de 2026 se serait transformé en 991 $ : une perte de 9 $.

Qu’est-ce qui a causé le bain de sang du S&P 500 le 20 janvier 2026
Un tel résultat s’est produit en raison des turbulences persistantes sur les marchés résultant de la volonté renouvelée du président Donald Trump d’annexer le Groenland et de l’opposition virulente de l’UE à cette initiative.
Outre les craintes quant aux conséquences possibles du conflit et à son escalade, les États-Unis ont déjà annoncé de nouveaux tarifs douaniers sur huit pays européens – fixés à 10 % à partir du 1er février et en attente d’une augmentation à 25 % le 1er juin – et les Européens ont menacé d’utiliser le « bazooka commercial » en représailles.
Au moment de mettre sous presse le 21 janvier, les bains de sang qui en ont résulté ont entraîné des baisses massives des marchés boursiers et des crypto-monnaies, un indice du dollar américain (DXY) tombé en dessous de sa moyenne mobile (MA) sur 200 jours, une augmentation du rendement obligataire sur 10 ans au milieu des craintes que l’UE n’exploite les 8 000 milliards de dollars de dette américaine qu’elle détient dans le conflit, et une hausse constante du prix de l’or et de l’argent.
Image en vedette via Shutterstock