Les marchés réagissent à l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, incitant les investisseurs à réévaluer leur exposition au risque.
Notamment, les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, qui auraient tué le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ont déclenché des attaques de missiles en représailles depuis Téhéran et ont accru les craintes d’un conflit plus large.
La menace de l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz, une route clé pour environ 20 à 26 % des expéditions mondiales de brut, a fait grimper les prix du pétrole. Cette escalade a alimenté une attitude d’aversion au risque, entraînant vers le bas les contrats à terme sur actions tout en augmentant les actifs refuges tels que l’or et les actions de défense.
Dans ce contexte, certaines actions semblent particulièrement vulnérables cette semaine en raison de leur exposition à la hausse des coûts de l’énergie, aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement et à la pression plus large du marché. Voici trois actions que les investisseurs voudront peut-être éviter.
Delta Air Lines (NYSE : DAL)
Les compagnies aériennes sont parmi les plus durement touchées lors des conflits au Moyen-Orient, car la flambée des prix du pétrole gonfle directement les dépenses en kérosène, qui peuvent représenter une part importante des coûts d’exploitation.
Delta Air Lines (NYSE : DAL), un important transporteur américain, est exposé compte tenu de ses nombreuses routes internationales et de sa dépendance à l’égard d’une logistique mondiale stable.
Les analystes préviennent que des perturbations prolongées pourraient entraîner des annulations de vols, des réacheminements et une réduction des marges. Dans un environnement d’aversion au risque, les investisseurs peuvent affluer vers des actifs plus sûrs, amplifiant ainsi la pression à la baisse sur les actions DAL.
Il est intéressant de noter que les indicateurs de pré-commercialisation montrent déjà que les stocks de voyages sont en baisse, et si le détroit d’Ormuz est confronté à des restrictions, la volatilité des prix du carburant pourrait pousser les actions de Delta vers une correction plus prononcée.
À la clôture de la dernière séance, l’action DAL a clôturé à 65,70 $, en baisse de 6,8 %. Depuis le début de l’année, le titre a chuté de près de 5 %. Lors des échanges avant commercialisation, le cours de l’action Delta était en baisse de 6 % à 61 dollars.

Tesla (NASDAQ : TSLA)
Tesla (NASDAQ : TSLA) connaît souvent des difficultés lors des crises géopolitiques, alors que les investisseurs abandonnent les noms axés sur la croissance pour se tourner vers des secteurs défensifs tels que l’énergie et les services publics.
Les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise, en particulier pour les matériaux de batterie et les composants d’origine mondiale, pourraient s’aggraver si le conflit perturbait les voies de navigation ou alimentait l’inflation.
Les contrats à terme sur le marché suggèrent une liquidation plus large des indices à forte composante technologique comme le Nasdaq, qui était en baisse de 1,5% lors des échanges avant commercialisation, les analystes prévoyant une rotation des actions plus petites et technologiques vers des noms moins volatils.
Des analyses récentes suggèrent que les secteurs de la technologie et de la consommation discrétionnaire sont confrontés à une pression accrue, et la valorisation des primes de Tesla laisse peu de place à l’erreur dans un contexte de hausse des taux d’intérêt entraînée par les craintes d’inflation alimentées par le pétrole.
Alors que les contrats à terme sur le S&P 500 signalent une baisse de 1,1 % à l’ouverture, retenir Tesla pourrait aider les investisseurs à éviter les pertes dues à un repli motivé par le sentiment.
Au moment de mettre sous presse, les actions TSLA étaient évaluées à 402 $, en baisse de plus de 8 % depuis le début de l’année. Lundi, lors des échanges avant commercialisation, Tesla était également dans le rouge, chutant de 2,3 % à 393 $.

En résumé, les investisseurs devraient suivre de près l’évolution de la situation. Un conflit bref et contenu pourrait permettre un rebond rapide, mais une nouvelle escalade pourrait aggraver les pertes du marché.
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