Le rallye à long terme et accéléré de l’or, associé à une incertitude économique continue et à des chocs externes répétés, a contraint l’une des plus grandes banques du monde, Goldman Sachs (NYSE : GS), à devenir encore plus optimiste quant à la performance du métal précieux et à relever encore plus son objectif de prix sur 12 mois.
Plus précisément, les analystes de Goldman, dont Lina Thomas et Daan Struyven, ont publié une note le 21 janvier dans laquelle ils ont relevé leur prévision de prix pour décembre pour la matière première de 500 $ : de 4 900 $ auparavant à 5 400 $.
Si l’or atteignait l’objectif de prix du géant bancaire, cela signifierait qu’il aurait augmenté de 11,87 % supplémentaires au cours des 12 prochains mois, poursuivant ainsi le rallye de 76 % qui a eu lieu au cours des 52 dernières semaines et a aidé le métal jaune à atteindre 4 827 $ au moment de la publication le 22 janvier.

Pourquoi le rallye de l’or se poursuivra jusqu’en 2026
Les analystes de Goldman estiment notamment que les secteurs public et privé joueront un rôle dans la hausse attendue de la première matière première mondiale en termes de capitalisation boursière. Par exemple, ils s’attendent à ce que les banques centrales du monde entier achètent environ 60 tonnes d’or chaque mois, soit environ 720 tonnes tout au long de l’année 2026.
Dans la note, les experts notent également que les fonds négociés en bourse (ETF) occidentaux ont augmenté leurs avoirs jusqu’à 500 tonnes depuis le début de 2025 et estiment que la tendance va se poursuivre.
En effet, contrairement aux précédentes couvertures contre des événements potentiellement turbulents, tels que les élections de 2024, qui ont été relativement éphémères, Goldman estime que l’instabilité mondiale qui prévaut, qui a conduit à la fuite actuelle des investisseurs vers l’or, s’avérera « collante », conduisant à une accumulation continue et à relativement peu de ventes.
De plus, les analystes ont remarqué que les risques associés à l’objectif de prix sont très orientés à la hausse. Bien que 5 400 $ semble être une prévision incroyablement élevée, le contraste entre la hausse de 75 % au cours des 12 mois précédents et la hausse de 11,87 % prévue d’ici la fin de 2026 donne à l’objectif de Goldman Sachs un caractère relativement conservateur.
Enfin, malgré le ton globalement haussier de la note, le géant bancaire a laissé une certaine marge pour une tendance baissière soudaine en cas de forte baisse des risques perçus concernant la politique monétaire et budgétaire mondiale.
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