Une nouvelle technique découvre les œufs manqués par les recherches standard
Une étude récente a révélé que les méthodes conventionnelles de recherche du liquide folliculaire lors de la récupération des ovules peuvent manquer d’ovocytes viables, et une nouvelle technologie a identifié des ovules supplémentaires dans plus de la moitié des cas où la recherche standard avait échoué. Récupérer des ovules supplémentaires pourrait affecter directement le nombre d’embryons disponibles pour la fécondation et potentiellement augmenter les chances de réussite d’un cycle de fécondation in vitro (FIV).
Pourquoi c’est important pour les patients et les cliniques :
- Un plus grand nombre d’ovules récupérés peut signifier un plus grand nombre d’embryons parmi lesquels choisir, ce qui peut augmenter la probabilité d’obtenir une grossesse à partir d’un seul cycle de stimulation.
- Les cliniques pourraient améliorer leur rendement sans modifier les protocoles de stimulation hormonale, réduisant ainsi le fardeau physique et financier des cycles de stimulation supplémentaires pour les patients.
- La méthode pourrait modifier les flux de travail et la formation des laboratoires si elle était largement adoptée.
Il reste à déterminer si la découverte et l’utilisation de ces ovules supplémentaires se traduisent par de meilleurs résultats cliniques, tels qu’un taux de naissances vivantes plus élevé, ou si les ovocytes supplémentaires sont d’une qualité de développement comparable à ceux trouvés par les méthodes standards. L’étude montre la capacité de la technologie à identifier des ovules auparavant cachés, mais les données à long terme sur l’issue de la grossesse et de l’accouchement ne sont pas encore disponibles.
Les prochaines étapes pour les chercheurs et les praticiens consisteront à valider la technique dans davantage de cliniques, à mesurer les résultats en aval (qualité des embryons, implantation, naissances vivantes) et à évaluer les coûts et les impacts logistiques pour les centres de FIV. Pour les personnes suivant un traitement de fertilité, ces résultats constituent une avancée prometteuse, mais les cliniciens et les patients voudront avoir la preuve qu’une augmentation du rendement en ovules entraîne de réels gains de réussite avant de modifier les pratiques standard.