La diplomatie sur le programme nucléaire de Téhéran revient sur une voie fragile
Les États-Unis et l’Iran devraient tenir une nouvelle série de négociations à Genève, axées sur l’avenir des activités nucléaires de Téhéran. Les responsables suisses ont confirmé les pourparlers, qui font suite à des discussions antérieures et sont présentés comme des efforts techniques et diplomatiques visant à gérer une question controversée qui a alimenté à plusieurs reprises des tensions régionales et des sanctions internationales.
Les participants à la discussion devraient aborder la portée du programme nucléaire, les mesures de vérification et la possibilité de mesures réciproques qui pourraient réduire le risque d’escalade. Les objectifs de Washington incluent généralement le rétablissement des contraintes sur les activités d’enrichissement, le renforcement des mécanismes d’inspection et la fixation de limites qui allongeraient le délai d’avertissement si l’Iran cherchait à s’introduire dans des matières de qualité militaire. La position publique de Téhéran met l’accent sur les droits souverains à l’énergie nucléaire pacifique tout en rejetant ce qu’il appelle les exigences intrusives qui portent atteinte à la dignité nationale.
Ce cycle intervient dans un contexte de frictions régionales et diplomatiques accrues : de grandes manifestations d’Iraniens et de communautés de la diaspora appelant à un changement de régime ont coïncidé avec les pourparlers, et de hauts responsables en exil ont poussé les gouvernements occidentaux à adopter une ligne plus dure. Dans le même temps, les États de la région et les capitales alliées se demandent dans quelle mesure s’appuyer sur la diplomatie ou maintenir ou intensifier la pression économique et militaire.
Principales implications
- Pour la politique américaine : les pourparlers offrent une chance de limiter le risque nucléaire sans confrontation militaire, mais le succès dépend d’une vérification exécutoire et de positions alliées coordonnées.
- Pour les sanctions et les marchés : les accords ou les ruptures peuvent rapidement affecter les marchés pétroliers, la confiance des investisseurs et les régimes de sanctions liés à l’énergie et au secteur bancaire.
- Pour la sécurité régionale : un accord pourrait réduire les incitations à court terme à une escalade secrète, tandis qu’un échec pourrait conduire à de nouvelles confrontations ou à une escalade par procuration au Moyen-Orient.
Les résultats restent incertains. La diplomatie nécessite des compromis et des garanties détaillées et vérifiables ; Si l’une ou l’autre des parties estime que cela est politiquement ou stratégiquement intenable, les négociations pourraient s’enliser et les tensions pourraient reprendre.