Les gouvernements européens affirment qu’il s’agit d’un poison
Une analyse publiée par plusieurs gouvernements européens a révélé des traces chimiques dans le corps du chef de l’opposition russe Alexei Navalny qui correspondent à une toxine rare dérivée des grenouilles empoisonnées. Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Suède et les Pays-Bas ont publiquement lié ces découvertes à un empoisonnement délibéré et en ont imputé la responsabilité à l’État russe. Ces déclarations marquent une condamnation diplomatique rare et coordonnée de Moscou pour la mort d’un éminent critique du Kremlin.
Les gouvernements ont déclaré que les tests de laboratoire ont détecté une toxine qui n’est pas un contaminant environnemental courant et que sa présence indique un acte criminel ciblé. Ils ont décrit le résultat comme étant « très probablement » la cause du décès et ont déclaré que le mécanisme et la source du poison ne laissent aucune explication accidentelle plausible. Les déclarations nationales conjointes n’ont pas divulgué publiquement tous les détails médico-légaux, et certains aspects de l’enquête restent classifiés ou sous traitement diplomatique.
Pourquoi c’est important
- Cela aggrave les tensions internationales avec la Russie, ajoutant une accusation très médiatisée d’assassinat parrainé par l’État à une liste de griefs qui comprend déjà des cyberattaques et des ingérences électorales.
- Cette découverte ouvre de nouvelles bases pour des réponses diplomatiques et économiques coordonnées de la part des capitales occidentales, notamment des sanctions, des expulsions ou des restrictions supplémentaires sur les relations bilatérales.
- Cela soulève des questions sur la sécurité des dissidents et des exilés, et sur la mesure dans laquelle Moscou peut aller pour faire taire les critiques à l’étranger ou en détention.
Le gouvernement accusé rejette cette allégation et a répliqué avec ses propres dénégations et explications alternatives. Certaines capitales occidentales ont recherché un suivi médico-légal international indépendant, mais les divisions politiques compliquent tout processus juridique unifié. Cette question risque de se répercuter dans les ministères des Affaires étrangères, d’affecter les relations bilatérales et de façonner les débats en cours sur la manière de dissuader les attaques meurtrières contre les opposants politiques.