Faibles chances de percée dans un contexte de pression militaire renouvelée
Un nouveau cycle de négociations à Genève, négocié par les États-Unis, intervient à un moment tendu : le Kremlin et Kiev ont intensifié leurs actions militaires tandis que les diplomates se préparent à tester si une pause négociée ou des accords plus restreints sont possibles. Des responsables ukrainiens sont partis pour Genève et Moscou envoie une délégation élargie qui, selon les porte-parole du Kremlin, a reçu des instructions détaillées d’en haut.
Les observateurs jugent limitées les perspectives de progrès substantiels pour plusieurs raisons :
- Les combats et les grèves se poursuivent sur le terrain, érodant la confiance et réduisant la marge politique de compromis.
- Moscou et Kiev entament des négociations avec des objectifs très différents : Kiev cherche des garanties de sécurité et un territoire restauré, tandis que la Russie fait pression pour la reconnaissance des acquis et un levier stratégique.
- Des recherches récentes et des rapports sur les champs de bataille font état de lourdes pertes civiles et de dégâts aux infrastructures, ce qui durcit la politique intérieure et réduit la flexibilité des négociateurs.
Ce que Genève pourrait raisonnablement réaliser
- Des accords étroits et techniques (couloirs humanitaires, échanges de prisonniers) qui font gagner du temps.
- Mécanismes visant à mettre fin aux conflits sur des fronts spécifiques ou à réduire certains dommages humanitaires immédiats.
- Une voie diplomatique qui préserve l’espace pour de futurs pourparlers sans résoudre les principaux différends militaires ou territoriaux.
La diplomatie américaine vise à maintenir les lignes ouvertes et à empêcher toute escalade, mais les responsables et les analystes préviennent que des conditions de paix durables sont peu probables à moins que la dynamique du champ de bataille ne change ou que les incitations externes ne changent considérablement. Les résultats à court terme peuvent être modestes, mais même des accords limités peuvent avoir une incidence sur les souffrances des civils et créer les conditions de négociations ultérieures.