La diplomatie est au point mort après des réunions négociées par les États-Unis
Un récent cycle de négociations entre la Russie et l’Ukraine, sous l’égide des États-Unis, s’est terminé sans accord, soulignant de profonds désaccords sur les termes fondamentaux de tout règlement. Les responsables des deux côtés ont qualifié les négociations de « difficiles » et les séances se sont terminées après des échanges relativement brefs plutôt que des négociations soutenues. Les dirigeants ukrainiens ont accusé la Russie de faire traîner le processus, tandis que Moscou a maintenu des positions dures que Kiev juge inacceptables.
Facteurs de l’impasse
- Territoire et souveraineté : des désaccords subsistent sur les zones qui resteraient sous le contrôle de Kiev et celles qui tomberaient sous l’influence russe – le noyau politique essentiel de tout accord de paix.
- Garanties de sécurité : Kiev recherche des assurances contraignantes et un mécanisme réaliste pour prévenir de futures agressions ; La Russie a signalé des exigences que l’Ukraine juge non viables.
- Calendrier et crédibilité : les deux parties ont utilisé les négociations pour acquérir une influence sur le champ de bataille et dans les forums internationaux, limitant ainsi la volonté de faire des concessions immédiates.
Pourquoi c’est important
L’échec des négociations a des conséquences militaires et politiques immédiates. L’Ukraine a continué de faire pression sur les gains sur le champ de bataille dans certains secteurs, ce qui pourrait durcir ses positions et rendre plus difficile un compromis négocié. Pour les partisans occidentaux, le résultat crée un dilemme politique : continuer à faire pression en faveur de la diplomatie tout en maintenant un soutien militaire et économique, ou recalibrer les stratégies de pression pour imposer de nouveaux compromis.
Ce qui vient ensuite
Attendez-vous à davantage de navettes diplomatiques et à des discussions progressives, question par question, plutôt qu’à un grand accord immédiat. La courte durée des pourparlers et l’absence de progrès suggèrent que les médiateurs devront aplanir non seulement les désaccords tactiques, mais aussi les questions fondamentales concernant les arrangements et les délais d’après-guerre.