L’escalade du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’est intensifiée au cours du week-end, une situation qui pourrait offrir des opportunités aux investisseurs.
L’un des secteurs susceptibles d’être le plus durement touchés est celui du pétrole, étant donné le rôle crucial de la région dans l’approvisionnement mondial.
Le conflit a impliqué des frappes coordonnées visant les dirigeants et les infrastructures iraniennes, y compris la mort confirmée du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
L’Iran a riposté contre des cibles régionales, faisant craindre des perturbations prolongées des flux mondiaux de pétrole passant par le détroit d’Ormuz, qui traite environ un cinquième du brut maritime mondial.
Cela survient alors que le brut Brent a clôturé la semaine près de son plus haut niveau depuis sept mois, autour de 73 dollars le baril, en hausse d’environ 16 % depuis le début de l’année. Les analystes prévoient des hausses potentielles de 10 à 20 dollars ou plus le baril si les tensions persistent sans une désescalade rapide.
Dans cet environnement de risque géopolitique accru et d’incertitude en matière d’approvisionnement, les grandes sociétés pétrolières intégrées ayant une forte production en amont devraient bénéficier de prix du brut élevés et de flux de trésorerie plus solides. Vous trouverez ci-dessous deux actions à considérer cette semaine.
Chevrons (NYSE : CVX)
Chevron (NYSE : CVX) apparaît comme un choix incontournable pour les investisseurs cherchant à s’exposer à la crise actuelle.
La société maintient un portefeuille mondial diversifié, comprenant d’importants actifs à faible coût dans le bassin permien et des opérations internationales qui lui permettent de générer des revenus plus élevés à mesure que les prix du pétrole augmentent.
Avec une capitalisation boursière supérieure à 370 milliards de dollars, un ratio cours/bénéfice à terme se situant autour de 15 % et un rendement en dividendes d’environ 4 %, Chevron offre une valorisation attrayante par rapport à ses pairs, ainsi qu’un historique de dépenses en capital disciplinées et de rendements pour les actionnaires.
L’impact du conflit sur la production iranienne et les restrictions potentielles liées aux points d’étranglement amplifient directement la rentabilité en amont, car chaque augmentation soutenue des prix du Brent ajoute des milliards aux bénéfices annuels.
Dans le même temps, le bilan résilient de Chevron et l’accent mis sur une production efficace fournissent un tampon contre la volatilité à court terme, ce qui le rend bien adapté aux gains à court terme dans un contexte de prime de risque due à la guerre sur les marchés de l’énergie.
Au moment de mettre sous presse, l’action CVX se négociait à 186 $, en hausse d’environ 20 % depuis le début de l’année.

Exxon Mobil (NYSE : XOM)
Exxon Mobil (NYSE : XOM) représente un autre candidat fort, bénéficiant de sa taille en tant que plus grande major pétrolière américaine et de sa vaste exposition en amont.
Les opérations de la société couvrent des développements majeurs en Guyane et dans le bassin permien, livrant plus de 4 millions de barils d’équivalent pétrole par jour.
Négociant à un ratio cours/bénéfice à terme d’environ 11, avec un rendement du dividende proche de 3,5 % et des rachats d’actions en cours, Exxon Mobil allie valeur et potentiel de génération de trésorerie robuste.
Les risques d’escalade pourraient limiter les approvisionnements hors États-Unis, stimulant ainsi le modèle de production de l’entreprise et amplifiant les bénéfices. Les estimations indiquent qu’une augmentation des prix du pétrole de 10 dollars le baril pourrait ajouter des milliards de dollars aux revenus annuels.
Les actifs à faible coût d’Exxon et l’accent mis sur les rendements pour les actionnaires lui permettent de surperformer dans un scénario de hausse soutenue des prix du brut déclenchée par les perturbations au Moyen-Orient.
À la clôture de la dernière séance de bourse, l’action XOM s’échangeait à 152 $, après avoir gagné près de 25 %.

Les deux titres reflètent une rotation plus large vers l’énergie pendant la crise, les grandes sociétés intégrées bénéficiant directement de la hausse des prix des matières premières sans trop dépendre de facteurs spéculatifs.
Même si la situation reste fluide et que toute désescalade pourrait limiter les gains, les perspectives à court terme favorisent ces titres alors que les investisseurs font face aux retombées économiques de la guerre entre les États-Unis et l’Iran.