Ce nouvel entrant du S&P 500 est en hausse de 50 % en 2026 ; Il est temps d’acheter ?

Vertiv Holdings (NYSE : VRT), un fournisseur d’infrastructures numériques critiques pour les centres de données, a connu une forte croissance cette année dans un contexte de demande croissante de solutions d’alimentation et de refroidissement liées à l’IA.

En effet, la dynamique du titre s’inscrit dans un contexte de fondamentaux en croissance, ce qui en fait un achat possible pour les investisseurs.

Au moment de mettre sous presse, l’action VRT se négociait à 241 $, reflétant un gain d’environ 49 % depuis le début de l’année par rapport à son niveau de fin d’année 2025.

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Graphique du cours de l’action VRT YTD. Source : Finbold

Le titre connaît également un regain d’élan après l’annonce de l’entrée de Vertiv dans l’indice S&P 500, avec effet avant l’ouverture des marchés le 23 mars, dans le cadre du rééquilibrage trimestriel.

L’ajout comprend également Lumentum Holdings, Coherent et EchoStar.

Notamment, l’inclusion dans l’indice devrait générer une visibilité accrue et des entrées potentielles de fonds passifs suivant l’indice de référence.

Les fondamentaux de Vertiv

Plusieurs facteurs positionnent Vertiv comme un achat incontournable pour les investisseurs axés sur la croissance. Le plus important est son exposition stratégique à l’écosystème des centres de données IA, où il domine dans les domaines de la gestion de l’énergie, du refroidissement liquide et des solutions thermiques essentielles à l’informatique à grande échelle.

Les partenariats avec des leaders de l’industrie comme Nvidia (NASDAQ : NVDA) et les récentes collaborations avec Generate Capital et Hut 8 soulignent son rôle dans la mise à l’échelle des déploiements d’IA.

Dans le même temps, les résultats de l’entreprise au quatrième trimestre 2025 ont été exceptionnels, avec des ventes nettes en hausse de 23 % d’une année sur l’autre, des commandes organiques en hausse de 252 % et un carnet de commandes record de 15 milliards de dollars offrant une forte visibilité sur les revenus jusqu’en 2026 et au-delà.

Les prévisions pour 2026 prévoient un chiffre d’affaires compris entre 13,25 et 13,75 milliards de dollars, ce qui implique une croissance organique de 27 à 29 % et une croissance du BPA ajusté d’environ 43 % à mi-parcours.

De plus, l’inclusion prochaine de Vertiv dans l’indice S&P 500 devrait améliorer la liquidité, attirer des afflux de fonds passifs et accroître l’intérêt des institutionnels.

Risques boursiers VRT

Malgré ces atouts, plusieurs risques pourraient tempérer l’enthousiasme et potentiellement exercer une pression sur le cours de l’action. La valorisation est une préoccupation majeure, avec un ratio cours/bénéfice courant de 70 à 74 fois et un P/E prévisionnel compris entre le milieu des années 30 et le milieu des années 40, nettement supérieur aux moyennes des pairs du secteur des équipements électriques et du marché américain dans son ensemble.

Pendant ce temps, la forte dépendance de Vertiv à l’égard des cycles d’investissement en IA et en hyperscaler introduit un risque cyclique ; toute modération dans la construction de centres de données pourrait avoir un impact sur la croissance des commandes et la conversion du carnet de commandes.

Les difficultés d’exécution, telles que les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, l’augmentation des capacités ou les retards dans la construction de nouvelles installations, menacent le respect des orientations. La concurrence dans le domaine des infrastructures de centres de données s’intensifie, les concurrents pouvant éroder leur part de marché.

Dans le même temps, des ventes d’initiés, notamment une récente cession de 51 millions de dollars par un administrateur indépendant, pourraient être un signe de prudence aux niveaux actuels.

Le bêta élevé du titre amplifie la volatilité, comme le montrent les récentes fluctuations liées au sentiment du marché de l’IA, tandis que des risques plus larges tels que les changements de taux d’intérêt ou les changements de politique énergétique affectant la demande d’énergie des centres de données pourraient également peser sur le titre.

Image en vedette via Shutterstock

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