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La nouvelle horloge quantique de la fin du monde fixe la date à laquelle le cryptage de Bitcoin sera piraté

New Quantum Doomsday Clock sets date when Bitcoin’s encryption will be cracked

Un nouvel outil en ligne, Quantum Doomsday Clock, prédit que les ordinateurs quantiques seront capables de déchiffrer les clés privées de Bitcoin (BTC) dans environ deux ans.

Plus précisément, l’outil a fixé le 8 mars 2028 comme date critique à surveiller. Au 8 novembre 2025, l’horloge indique un compte à rebours de 2 ans et 4 mois restants jusqu’à ce qu’un ordinateur quantique cryptographiquement pertinent (CRQC) puisse exécuter l’algorithme de Shor pour briser l’ECDSA secp256k1, la norme de courbe elliptique sécurisant le Bitcoin et la plupart des crypto-monnaies.

La nouvelle horloge quantique de la fin du monde
Horloge quantique de la fin du monde

Le projet a été développé par le Dr Richard Carback, chercheur en cryptographie et co-fondateur du réseau xx, et Colton Dillion, un entrepreneur en cryptomonnaie, sous Postquant Labs et Hadamard Gate Inc.

Selon le modèle, environ 1 673 qubits logiques seraient suffisants pour dériver des clés privées Bitcoin à partir de clés publiques exposées dans un délai pratique, sur la base d’articles universitaires récents et de feuilles de route de matériel quantique public d’IBM (NYSE : IBM), de Google et d’autres.

Si cela se réalisait, cela rendrait instantanément vulnérables les adresses Bitcoin qui ont déjà dépensé des fonds, révélant des clés publiques, y compris les adresses P2PK existantes et les adresses P2PKH réutilisées. Les racines pivotantes non dépensées (bc1p…) et les adresses de témoins séparées resteraient sécurisées plus longtemps puisque seuls leurs hachages sont publics.

Avis d’experts sur le piratage du code Bitcoin

Alors que certains experts considèrent le calendrier de 2028 comme ambitieux, de grandes institutions, dont le NIST et le Global Risk Institute, placent une fenêtre crédible de menace quantique entre 2028 et 2035.

D’un autre côté, l’article de 2025 du chercheur de Google, Craig Gidney, suggère que briser le RSA-2048 pourrait nécessiter 20 fois moins de ressources qu’on ne le pensait auparavant, ce qui raccourcirait les délais jusqu’en 2030-2035. David Carvalho, PDG de Naoris Protocol, met également en garde contre les risques potentiels d’ici cinq ans, d’ici 2030.

Dans le même temps, le rapport 2024 du Global Risk Institute, interrogeant 32 experts, suggère que la menace pourrait être plus proche qu’on ne le pensait auparavant, estimant une probabilité de 50 % d’ici 15 ans (d’ici 2039), mais augmentant rapidement au cours des années 2030.

Du côté conservateur, Adam Back, PDG de Blockstream, a fait valoir qu’il n’y avait pas de menace sérieuse avant au moins deux décennies, bien qu’il ait reconnu, comme le rapporte Finbold, que de futures avancées pourraient forcer les détenteurs à migrer les pièces vers des adresses résistantes aux quantiques.

Dans l’ensemble, les inquiétudes continuent de croître au milieu des avancées majeures de l’informatique quantique. Par exemple, IBM prévoit de lancer le premier ordinateur quantique tolérant aux pannes au monde, baptisé Quantum Starling, d’ici 2029, après l’étape franchie avec la puce Willow de 105 qubits de Google.

Image en vedette via Shutterstock

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