L’action Tesla chute malgré une part de marché croissante en Europe

Les actions de Tesla (NASDAQ : TSLA) étaient en baisse de 1,5 % au moment de la rédaction du présent rapport le lundi 2 mars, s’échangeant à 398,12 $ alors même que la société montrait des signes de stabilisation à l’étranger.

Plus précisément, les livraisons de véhicules électriques (VE) ont bondi sur les principaux marchés européens, suggérant un rebond progressif malgré les pressions persistantes du secteur, comme le montrent les données les plus récentes rapportées pour la première fois par Reuters suggéré.

La France a enregistré une forte augmentation de 55 %, tandis que la Norvège a affiché une croissance de 32 %, potentiellement tirée par une demande renouvelée pour le modèle Y et l’assouplissement des réductions de subventions locales. En revanche, au Danemark, les immatriculations de Tesla ont chuté de 18 % sur un an, à 419 véhicules.

Tesla rebondit en Europe

Les dernières données confirment ainsi que Tesla a retrouvé la première place sur le marché automobile norvégien en février. Étant donné que les véhicules électriques représentent plus de 98 % des nouvelles immatriculations, il s’agit d’un vent favorable important.

De plus, la reprise fait suite à une forte baisse de 75 % en janvier, lorsque les hausses de TVA ont fait avancer les achats de fin 2025. Le Model Y, en particulier, a réalisé un retour en force, reconquérant le titre de véhicule le plus vendu du pays avec 1 073 immatriculations (soit environ 14,8 % de part de marché).

L’entreprise d’Elon Musk reste ainsi majoritairement portée par ses performances en matière d’autonomie, de robotaxis et de stockage d’énergie. En effet, la société a publié de solides résultats pour le quatrième trimestre 2025 le 28 janvier 2026, avec un chiffre d’affaires de 24,90 milliards de dollars et un bénéfice ajusté par action de 0,50 $, au-dessus des estimations consensuelles de 0,45 $.

Les livraisons et les déploiements énergétiques sur l’ensemble de l’année renforcent des perspectives optimistes, d’autant plus que l’entreprise continue de mettre l’accent sur son implication dans l’infrastructure de l’intelligence artificielle (IA), la robotique humanoïde Optimus et le stockage d’énergie, ce qui contribue à élargir sa stratégie à long terme au-delà de la fabrication de véhicules.

Pourtant, l’incertitude géopolitique en Iran ajoute une couche d’incertitude notable. Autrement dit, même si des hausses soutenues des prix du pétrole pourraient structurellement favoriser l’adoption des véhicules électriques, la nervosité du marché à court terme peut peser sur les valeurs à forte croissance. De même, la chaîne d’approvisionnement du constructeur automobile pourrait également souffrir si les fabricants de matériaux pour batteries et de composants d’origine mondiale étaient perturbés.

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