Ce que signalent les régulateurs et les chercheurs
Un régulateur national des médicaments au Royaume-Uni a émis une mise en garde concernant d’éventuels effets secondaires oculaires liés aux médicaments amaigrissants agonistes des récepteurs GLP-1 après que des rapports et des premières études ont suggéré un signal potentiel de changements de vision. Dans le même temps, les cliniciens et les chercheurs notent que les preuves ne sont pas encore définitives et qu’une enquête plus approfondie est nécessaire pour déterminer si les médicaments causent directement des dommages à la vue à long terme.
Ce que l’on sait jusqu’à présent
- Le régulateur a appelé à la sensibilisation car certains patients prenant ces médicaments ont signalé des symptômes visuels.
- Des discussions préliminaires distinctes au sein des communautés cliniques ont également soulevé des questions sur les références chirurgicales et une éventuelle augmentation des procédures de la vésicule biliaire après une perte de poids rapide grâce à ces traitements, bien que le lien de causalité n’ait pas été établi.
- Les enfants et les jeunes sont largement exposés à la promotion de ces médicaments en ligne, ce qui renforce les inquiétudes concernant leur utilisation hors AMM et la nécessité d’une surveillance clinique attentive.
Considérations pratiques pour les patients et les cliniciens
- Surveillez les symptômes : un flou nouveau ou aggravé, des flashs, des corps flottants, une perte soudaine de la vision ou une douleur oculaire doivent inciter à un examen clinique immédiat.
- Examen médical avant de commencer : les cliniciens doivent discuter des risques potentiels et incertains et envisager des contrôles oculaires de base pour les patients présentant une maladie rétinienne préexistante ou un diabète.
- Signaler et surveiller : les événements indésirables et tout changement visuel doivent être signalés aux systèmes locaux de pharmacovigilance afin que les régulateurs puissent mieux évaluer les risques.
Pourquoi une étude plus approfondie est nécessaire
Les signaux actuels proviennent de rapports d’observation et d’alertes précoces ; ils ne prouvent pas encore un lien de causalité. Des études post-commercialisation plus vastes et bien conçues et des examens formels de l’innocuité sont nécessaires pour déterminer la fréquence, les mécanismes et quels patients, le cas échéant, présentent un risque plus élevé. En attendant que ces preuves soient disponibles, la balance bénéfices/risques doit être évaluée individuellement, en particulier pour les personnes souffrant d’une maladie oculaire existante.