Les prix du pétrole brut américain ont dépassé les 78 dollars le baril jeudi 5 mars, atteignant leur plus haut niveau depuis janvier 2025.
Les prix ont augmenté après que l’Iran a lancé une nouvelle vague d’attaques ciblant Israël, les bases américaines et plusieurs pays de la région, justifiant ainsi certaines prédictions antérieures.
Comme on pouvait s’y attendre, les hostilités croissantes ont suscité de nombreuses inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations de la production et du transport de pétrole et de gaz naturel au Moyen-Orient.
En effet, une hausse soutenue des prix du pétrole pourrait constituer une menace plus large pour l’économie mondiale. Les ventes massives des bons du Trésor américain ont déjà atteint aujourd’hui leur quatrième séance consécutive, les investisseurs craignant que la hausse des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient ne ravive l’inflation.

Le pétrole atteindra-t-il 100 dollars le baril ?
Les frappes américano-israéliennes ont temporairement limité les exportations de pétrole du golfe Persique, où environ 20 % de l’offre mondiale transite par le détroit d’Ormuz. Le brut Brent a récemment atteint son plus haut niveau depuis 19 mois, tandis que la moyenne nationale américaine pour un gallon d’essence ordinaire a atteint environ 3,10 dollars dès mardi.
Plusieurs résultats potentiels sont possibles selon la façon dont le conflit évolue et si les infrastructures énergétiques deviennent une cible. Par exemple, les stratèges de JP Morgan estiment que les prix du brut pourraient grimper au-dessus de 100 dollars le baril si les tensions déclenchaient des attaques plus larges.
« Il convient de noter que l’Iran a menacé à plusieurs reprises de fermer le détroit, mais il n’a jamais donné suite, probablement parce qu’il dépend du même itinéraire pour ses propres exportations. Nous estimons qu’une fermeture complète pourrait faire grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril. »
Un cas plus extrême impliquerait une fermeture complète du détroit d’Ormuz en raison de mines ou de frappes de missiles. Dans un tel scénario, Michael Hsueh, analyste chez Deutsche Bank, a suggéré lundi dans une note client que les prix du pétrole pourraient atteindre 200 dollars le baril.
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