Pourquoi la crise iranienne pourrait déclencher un rebond massif du marché boursier américain

Les données historiques suggèrent que le marché boursier pourrait finalement s’imposer malgré la récente volatilité liée au conflit au Moyen-Orient impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.

Les tensions ont notamment pesé sur les actions, faisant chuter le S&P 500 d’environ 5 % depuis le début du conflit.

Aujourd’hui, après environ 15 jours de baisse, le comportement du marché commence à refléter un modèle historique bien établi qui a souvent précédé de forts rebonds.

Les données retraçant plus de 30 chocs géopolitiques majeurs depuis 1939 montrent que les actions américaines atteignent généralement un plancher autour de deux semaines.

Le repli actuel semble étroitement aligné sur les trajectoires moyennes et médianes historiques observées lors des crises passées, renforçant l’idée selon laquelle les marchés pourraient être proches d’un point d’inflexion.

Informations partagées par la plateforme de commentaires de marché La lettre de Kobeissi dans un article du 21 mars sur X indiquent qu’après une première période de volatilité et de déclin, les actions ont tendance à se stabiliser et à atteindre leurs plus bas niveaux entre le 12e et le 15e jour.

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Rendements historiques du S&P 500. Source : Bloomberg

Cette phase est visible dans le cycle actuel, où l’indice a plongé dans une fourchette similaire aux ventes massives géopolitiques précédentes. En particulier, la tendance laisse présager un creux marqué mais de courte durée avant le début d’une reprise progressive.

Historiquement, une fois ce plancher établi, la phase de rebond dure en moyenne environ 40 jours de bourse. Au cours de cette période, les actions ont généralement remonté vers leurs niveaux d’avant l’événement, regagnant souvent le terrain perdu et progressant à mesure que l’incertitude s’estompe et que la confiance des investisseurs revient.

La volatilité des marchés boursiers s’intensifie

Dans l’ensemble, les actions ont fortement chuté vendredi, le S&P 500 atteignant un plus bas de six mois alors que la guerre américano-israélienne avec l’Iran entrait dans sa quatrième semaine, intensifiant les craintes de ruptures d’approvisionnement en pétrole et d’inflation persistante.

L’indice a chuté de 1,51% à 6 506,48, marquant une perte hebdomadaire de 1,9%, une quatrième baisse hebdomadaire consécutive et une baisse d’environ 5,4% depuis le début du conflit le 28 février.

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Graphique sur un jour du S&P 500. Source : Google Finances

Cette vente a été motivée par la flambée des prix de l’énergie suite aux attaques contre des infrastructures clés, notamment le champ gazier iranien de South Pars, les installations qatariennes et aux perturbations dans le détroit d’Ormuz.

Même si les marchés américains ont fait preuve d’une relative résilience en raison de la vigueur du secteur énergétique national et de l’espoir d’un conflit plus court, les analystes préviennent qu’une incertitude prolongée pourrait entraîner de nouvelles pertes.

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