Pourquoi les États-Unis et l’Iran se rencontrent-ils à Genève ?

Un retour étroit et difficile à la diplomatie

Les diplomates reviennent à Genève parce que Washington et Téhéran ont convenu de reprendre les négociations visant à limiter le programme nucléaire iranien et à apaiser les tensions régionales qui ont suivi. Les négociations marquent un deuxième cycle d’engagement après les sessions initiales et sont présentées comme techniques et progressives – et non comme un rétablissement complet de l’accord de 2015 – mais elles cherchent à créer des conditions susceptibles d’empêcher une escalade et de réintroduire des mécanismes de vérification.

Qu’est-ce qui pousse les deux côtés dans la même pièce :

  • Pressions régionales et incidents récents qui augmentent le risque d’un conflit plus large.
  • Inquiétude internationale concernant la prolifération nucléaire et l’effet déstabilisateur des sanctions et des contre-mesures.
  • Dynamisme diplomatique des intermédiaires et des pays hôtes disposés à échanger des propositions et à fournir un espace de négociation sécurisé.

Les pourparlers sont limités par la politique des deux côtés. Les négociateurs de Téhéran se sont montrés ouverts à la discussion de compromis, mais ils ont également clairement indiqué qu’ils attendaient en retour des mesures concrètes de la part des États-Unis. Les responsables américains sont soumis à un examen politique intérieur minutieux quant au degré de concession acceptable, et de hauts conseillers ont averti que parvenir à un accord largement acceptable reste historiquement difficile.

Pourquoi c’est important pour les États-Unis

Un accord réussi et applicable réduirait le risque immédiat d’une percée iranienne vers un programme militaire et réduirait le risque que les affrontements dans la région ne dégénèrent en une action militaire plus large. En revanche, un échec pourrait entretenir de fortes tensions qui pousseraient les alliés des États-Unis à durcir leurs positions, à accroître les sanctions ou à imposer une planification militaire d’urgence. Pour le public et les marchés américains, le résultat affectera les marchés énergétiques, les engagements en matière de sécurité régionale et la crédibilité plus large de la diplomatie américaine.

Il est peu probable que les négociations résolvent tous les différends. Il est préférable de les lire comme un test visant à déterminer si des mesures limitées et vérifiables peuvent être convenues pour réduire les risques à court terme tout en laissant des désaccords politiques plus profonds pour la diplomatie future.

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