Les responsables ont fait preuve de patience ; les réductions ne sont pas imminentes
Le compte rendu publié par la Réserve fédérale de sa dernière réunion politique montre une nette tendance à la prudence. Les responsables de la Fed ont largement convenu que l’inflation devait baisser davantage et qu’un marché du travail robuste devrait s’affaiblir sensiblement avant que de nombreux décideurs politiques soutiennent une baisse du taux directeur. Certains participants ont explicitement évoqué des scénarios dans lesquels un resserrement supplémentaire, même modeste, pourrait être approprié si l’inflation ou la vigueur du marché du travail s’avéraient plus persistantes que prévu.
À retenir pour les marchés et les ménages
- Pause prolongée probable : la Fed a indiqué qu’elle était prête à maintenir ses taux inchangés pendant une période prolongée plutôt que de se précipiter dans des réductions.
- Des scénarios de hausse restaient sur la table : même si cela ne faisait pas consensus, plusieurs responsables ont envisagé des circonstances qui justifieraient des taux plus élevés.
- La dépendance aux données est soulignée : les évolutions futures dépendront des chiffres de l’inflation et de l’emploi à venir.
Pourquoi c’est important
Le message réduit les probabilités de baisse des taux à court terme, ce qui est important pour les emprunteurs hypothécaires, le financement des entreprises et la valorisation des actions. Des attentes plus longues pour assouplir la politique maintiennent des coûts d’emprunt plus élevés dans l’ensemble de l’économie, maintenant la pression sur les ménages déjà confrontés à des coûts élevés pour les voitures, le crédit et le loyer. Pour les investisseurs, le procès-verbal souligne que la banque centrale privilégie une attitude patiente plutôt qu’un virage accommodant. Les décideurs politiques ont souligné qu’ils pourraient changer de cap si les données s’affaiblissaient plus rapidement que prévu, mais jusqu’à ce que l’inflation montre une tendance à la baisse soutenue par rapport aux objectifs, les responsables semblent prêts à donner la priorité à la stabilité des prix plutôt qu’à une relance économique immédiate.