Réduire les différences pour éviter toute escalade
Les diplomates se sont réunis à Genève pour une deuxième série de pourparlers visant à réduire le risque d’une nouvelle confrontation sur le programme nucléaire iranien. La délégation de Téhéran est arrivée avec une position publique selon laquelle elle était prête à discuter des conditions, mais les responsables ont souligné que tout progrès devait inclure un allègement significatif des sanctions. Les interlocuteurs américains et iraniens tentent de surmonter les mois d’hostilité mutuelle et de trouver des mesures techniques et politiques susceptibles de mettre un terme à l’escalade nucléaire.
Les négociateurs se concentrent sur un ensemble limité d’objectifs plutôt que sur un accord complet et final. Ces priorités incluent le rétablissement des limites aux activités nucléaires clés, l’adoption de mesures de vérification que les inspecteurs peuvent mettre en œuvre et la recherche d’une approche progressive de l’allégement des sanctions qui réponde aux griefs économiques de l’Iran tout en préservant les objectifs internationaux de non-prolifération.
Les négociations se heurtent à plusieurs obstacles bien connus :
- Sanctions et séquencement : Téhéran souhaite un soulagement rapide et généralisé ; Washington cherche à prendre des mesures vérifiables et réversibles liées à un retrait concret du nucléaire.
- Objections régionales : les préoccupations israéliennes et régionales en matière de sécurité signifient que les alliés feront pression pour obtenir des assurances et une vérification intrusive.
- Politique intérieure : les factions dures en Iran et les pressions politiques aux États-Unis compliquent la marge de compromis des négociateurs.
Les résultats possibles vont d’un accord intérimaire limité qui gèle les activités les plus sensibles et permet de gagner du temps pour la diplomatie, à un cadre plus large qui pourrait conduire à un recul et à un contrôle plus approfondis. On ne sait toujours pas si les négociateurs parviendront rapidement à un accord ; Les responsables affirment que le renforcement de la confiance vise à éviter une escalade militaire et à ouvrir la voie à des mesures plus durables et vérifiables.