Dans ce qui semble être un effort pour extorquer le Canada pour des avantages supplémentaires, Donald Trump s’est plaint hier sur les réseaux sociaux que le Canada ne permet même pas aux banques d’ouvrir ou de faire des affaires là-bas. Et donc selon Trump, le Canada mérite doublement d’être discipliné avec des tarifs.

Eh bien, s’il est vrai que les banques américaines ne sont pas autorisées à faire des affaires au Canada, alors pourquoi au nom de Dieu est l’une des plus grandes banques américaines qui font des affaires au centre-ville de Toronto?
| Citigroup Place, 123 Front St. West, Toronto, Ontario, Canada |
Citi opère au Canada depuis 1919 et compte actuellement 1 700 employés canadiens. Selon l’OSFI, le régulateur de la banque du Canada, la banque a gagné 35 millions de dollars canadiens au Canada au cours des trois premiers trimestres de 2024 et a 5,49 milliards de dollars canadiens d’actifs canadiens au 30 septembre 2024.
Bref, Trump mentait, mal informé, fou ou une combinaison de ces trois.
Le Canada permet aux banques étrangères de pénétrer dans notre secteur bancaire en les obligeant à créer une filiale nationale et à demander une charte bancaire de l’annexe II. Les banques de l’annexe II peuvent fonctionner dans tous les mêmes secteurs d’activité que les banques canadiennes du pilier (c.-à-d. Les banques de l’annexe I) comme la Royal Bank ou la Banque de Montréal. Il y a 16 banques de l’annexe II au Canada, dont trois américaines. (En plus de Citi, les deux autres sont Amex Bank et JP Morgan.)
Certaines personnes sur les réseaux sociaux ont tenté de réinterpréter la plainte de Trump: « Mais JP, ce que Trump voulait vraiment dire, c’est que le Canada ne permet pas aux banques de servir les clients de détail. » Comme preuve, ils ont cité le fait que si vous entrez dans un bureau de Citi au Canada, Citi ne vous permettra pas d’ouvrir un compte de chèvres personnel.
La raison pour laquelle Citi ne vous donnera pas un compte de chef personnel n’est pas due au fait que les règles les empêchent de le faire. Citi (avec Amex et JP Morgan) choisi Ne pas entrer sur le marché canadien des services bancaires au détail, préférant se concentrer plutôt sur d’autres types de banques canadiennes, comme la banque commerciale et d’investissement. Si Citi, par exemple, voulait créer un réseau de succursales de vente au détail, cela pourrait. En fait, Citi avait autrefois un petit réseau bancaire de détail à cinq branches à Vancouver et Toronto, offrant un compte de chèques et d’épargne personnels, des dépôts à terme, des prêts, des hypothèques, des fonds communs de placement et des RRS. Mais il s’est vendu en 1999 à Canada Trust, qui a finalement été acheté par TD Bank.
D’autres banques étrangères ont également mis en place des banques de l’annexe II avec une présence de vente au détail, pour vendre aux banques nationales. HSBC Canada, appartenant à son parent britannique, est devenu la septième plus grande banque du Canada–celui qui a notamment réussi à offrir des hypothèques aux clients de détail–mais a récemment été déchargé par son parent à Royal Bank, une banque de l’annexe I. ING Canada, détenue par la Banque néerlandaise, a créé l’une des banques de détail à prix réduits les plus populaires du Canada, ING directement, mais l’a vendue à la Banque en Scotia en 2012, qui a recommandé la Discount Bank Tangerine Bank.
La banque étrangère de Lone II II dont je suis conscient qui dessert toujours les clients de la vente au détail est la banque ICICI, qui appartient à son parent indien.
Pourquoi les banques américaines et étrangères sont-elles réticentes pour participer au marché des banques de détail du Canada? Contrairement aux perceptions que la banque canadienne est lente et paresseuse, il est en fait assez difficile de faire beaucoup de progrès au Canada. Les Big-5 Banks, ainsi que la Banque nationale, qui compte comme une demi-banque, ont construit de solides réseaux de succursales de vente au détail qui s’étendent sur tout le pays. Ils rivalisent rigoureusement pour les dépôts de consommation, offrant des taux d’intérêt plus élevés que les banques américaines aux Américains, suggérant un marché plus réduit que le sud de la frontière. En bref, les banques américaines n’ont pas les cojones pour franchir la frontière et rivaliser avec les géants plus compétitifs du Canada. Citi a déjà essayé. Il a abandonné.
En revanche, les États-Unis sont un marché plus facile pour une banque étrangère pour entrer parce que son secteur bancaire est plus fragmenté. Et de nombreuses banques canadiennes sont entrées, la TD Bank et la Banque de Montréal occupant respectivement les 10e et 13e place sur la liste des plus grandes banques américaines. Cette fragmentation est le résidu du refus des États-Unis (jusqu’à récemment) pour permettre aux banques d’installer des branches à travers les lignes de l’État. En revanche, le Canada a toujours eu des règles assez permissives concernant la création de réseaux bancaires de fond. L’ironie ici est que les plaintes de Trump concernant le manque d’ouverture s’appliquent au mieux aux États-Unis, historiquement le coupable lorsqu’il s’agit de répercuter la propagation des services bancaires.
L’exposition aux États-Unis et internationale des banques canadiennes a augmenté au fil du temps. Une récente étude de la Banque du Canada révèle que nos banques ont désormais plus de passifs étrangers (c.-à-d. Les dépôts) que les passifs intérieurs. (Voir graphique ci-dessous). Plus précisément, 57% de toutes les responsabilités des banques canadiennes sont désormais étrangères. Quant à la combinaison d’actifs de nos banques, les actifs étrangers sont prêts à dépasser les actifs intérieurs au cours de la prochaine année ou deux, si les tendances se poursuivent.
| Exposition de la banque canadienne croissante au reste du monde. Source: Banque du Canada |
La raison de cette migration extérieure est claire. Le marché bancaire au détail saturé du Canada offre peu de possibilités de croissance, mais d’autres parties du monde sont moins saturées, et ces juridictions offrent donc des avenues idéales canadiennes pour les acquisitions et la croissance.
Cela nous donne un point de vue supplémentaire pour voir les commentaires absurdes de Trump sur les banques canadiennes. Il ne dit peut-être pas que le système bancaire du Canada est fermé, mais que le système bancaire américain est désormais effectivement fermé à des acquisitions supplémentaires par les banques canadiennes, dans le cadre d’une sorte de sorte de Amérique d’abord politique bancaire. Cette menace implicite d’un blocus bancaire étrangère peut expliquer, en partie, pourquoi le prix des actions de la banque canadienne a chuté bien plus que le marché canadien plus large hier. Leurs voies de croissance ont peut-être réduit.
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