Un chercheur de Blockstream présente SHRIMPS comme une nouvelle étape vers un Bitcoin résistant aux quantiques

Jonas Nickchercheur Bitcoin chez Flux de blocsa introduit CREVETTESun schéma de signature post-quantique (PQ) avec état proposé conçu pour prendre en charge la signature sécurisée sur plusieurs appareils tout en conservant des tailles de signature relativement compactes.

Nick a décrit SHRIMPS comme une construction basée sur le hachage qui permet à plusieurs appareils initialisés à partir de la même graine de générer indépendamment des signatures, généralement d’une taille d’environ 2,5 Ko.

La proposition s’appuie sur des travaux antérieurs tels que SHRINCS, qui produit des signatures plus petites mais est limitée à une configuration à un seul appareil en raison de contraintes de gestion d’état.

SHRIMPS est conçu pour supprimer cette limitation en permettant une signature indépendante sur plusieurs appareils tout en maintenant la sécurité dans une limite prédéfinie.

L’approche suppose une limite supérieure au nombre de dispositifs dérivés d’une seule graine, ce qui contribue à préserver l’intégrité du système.

Techniquement, la construction combine deux instances SPHINCS+ sous une seule clé publique.

Un chemin de signature compact est utilisé pour les signatures initiales, tandis qu’un chemin de secours prend en charge une utilisation supplémentaire, permettant au système d’équilibrer efficacité et flexibilité.

Avec des paramètres typiques, les signatures SHRIMPS font environ 2,5 Ko avec une sécurité de 128 bits, ce qui est plus petit que les alternatives sans état telles que SLH-DSA, où les signatures peuvent atteindre environ 7,8 Ko.

La proposition décrit également un modèle hybride avec SHRINCS, dans lequel un appareil principal peut générer des signatures plus petites, tandis que les appareils de sauvegarde utilisent SHRIMPS pour maintenir la fonctionnalité multi-appareils.

La conception peut avoir des applications dans des systèmes tels que les portefeuilles Bitcoin, où les clés sont généralement utilisées pour un nombre limité de signatures et où les configurations multi-appareils sont courantes.

La recherche intervient dans un contexte de discussions renouvelées sur l’informatique quantique et son impact potentiel à long terme sur les systèmes cryptographiques, y compris Bitcoin.

Alors que les attaques quantiques pratiques restent largement envisagées dans des années ou des décennies, la recherche sur les signatures post-quantiques continue d’explorer des moyens d’atténuer les risques théoriques et d’améliorer la flexibilité des configurations de portefeuilles du monde réel.

Des propositions telles que SHRIMPS reflètent les efforts continus visant à développer des alternatives résistantes aux quantiques, répondant directement aux préoccupations à long terme soulevées lors des discussions sur les menaces quantiques potentielles pour Bitcoin.

Par ailleurs, des commentaires entourant une récente discussion sur la recherche quantique liée à Google ont attiré l’attention sur les réseaux sociaux.

Un article largement diffusé a souligné qu’un co-auteur référencé comme un « chercheur en sécurité Bitcoin » est affilié à la Fondation Ethereum et a remis en question la neutralité des conclusions suggérant des vulnérabilités potentielles dans la cryptographie de Bitcoin.

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