Un économiste américain met en garde contre un « effondrement économique massif » et un « nouvel ordre monétaire mondial »

L’investisseur et économiste chevronné Peter Schiff prévient que les États-Unis se précipitent vers une crise financière, la récente flambée des métaux précieux reflétant une réévaluation fondamentale du système monétaire mondial plutôt qu’une bulle spéculative.

Parlant sur Le rapport David Lin Le 29 janvier, Schiff a déclaré que la baisse du dollar à son plus bas niveau depuis environ quatre ans, combinée aux records de l’or et de l’argent, montre que les marchés signalent de profondes tensions structurelles.

« Il s’agit d’une crise bien plus grave que la crise financière de 2008 pour l’Amérique… Il s’agit d’une réévaluation complète de l’or et de l’argent pour le nouvel ordre monétaire mondial », dit Schiff.

En d’autres termes, le commentateur financier estime que le statut du dollar en tant que monnaie de réserve dominante au monde, qui a permis aux États-Unis de vivre au-dessus de leurs moyens, touche à sa fin. Selon lui, ce changement marquera un tournant pour l’économie américaine, qui, selon lui, s’est construite sur des déficits commerciaux persistants, un endettement croissant et un crédit à la consommation.

Loin d’être le seul dans son analyse, les propos de Schiff font également écho à ceux de Ron Paul, qui a récemment affirmé que le fiat était à un point de rupture.

L’Amérique sera victime de la crise de la dette souveraine

Plus loin dans l’interview, Schiff a soutenu qu’une crise n’exige pas un défaut pur et simple, mais que l’inflation se produit lorsque les acheteurs privés ne veulent plus de la dette américaine.

Ceci, à son tour, oblige la Réserve fédérale à devenir l’unique acheteur, déclenchant une inflation galopante et une forte perte de pouvoir d’achat du dollar.

« Eh bien, la crise de la dette souveraine n’est pas une question de défaut. Elle vient du fait que personne ne veut acheter notre dette souveraine, et donc le seul acheteur devient la Fed. Et c’est une crise. »

De ce point de vue, les conséquences seraient asymétriques. En effet, alors que les Américains seraient confrontés à une baisse de leur niveau de vie, le reste du monde conserverait une plus grande part de sa production et de son capital, stimulant ainsi l’investissement intérieur et la consommation à l’étranger.

« Il n’y a pas de bulle »

L’économiste s’oppose également à l’idée selon laquelle la flambée actuelle des métaux précieux représente une bulle. Il a plutôt comparé le comportement prudent des investisseurs d’aujourd’hui avec la manie motivée par la cupidité observée lors du boom des dot-com, ainsi qu’avec les poussées historiques de la cryptographie.

Schiff a fait valoir que les prix de l’or et de l’argent seront plus élevés dans un an. La cassure actuelle, dit-il, est similaire à celle du marché des prêts hypothécaires à risque de 2007, qui est un autre signal d’alarme d’une crise financière plus large.

Alors que les achats d’or des banques centrales ont montré des signes de ralentissement dans les données récentes, la société de bourse a déclaré que la demande des investisseurs institutionnels et privés commence tout juste à émerger. Pour lui, la conclusion est donc claire : l’évolution de l’or n’est pas une transaction, mais un signal de ce qui s’en vient pour le dollar.

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