Les stocks de pétrole des Émirats arabes unis s’effondrent à leur plus bas niveau jamais enregistré

Les stocks de pétrole du principal centre de stockage des Émirats arabes unis à Fujairah ont prolongé leur forte baisse, chutant de 6,3% sur une semaine à 6,982 millions de barils.

Il s’agit du quatrième plus bas record consécutif depuis le début de la guerre en Iran et souligne la tension croissante sur l’offre dans la région.

En effet, le centre de stockage est désormais en baisse d’environ 66 % depuis le début du conflit, selon les données de la zone industrielle pétrolière de Fujairah rapportées par S&P Global le 29 avril.

La crise pétrolière au Moyen-Orient se poursuit

À titre de comparaison, début mars, les stocks de distillats lourds et légers étaient toujours supérieurs à 8 millions de barils.

De plus, les distillats lourds utilisés dans les carburants marins et la production d’électricité ont chuté de 14 % sur la semaine à 3,058 millions de barils, atteignant un troisième plus bas record consécutif.

Les distillats légers, comme l’essence et le naphta, ont chuté de 2,7% à 2,680 millions de barils, leur deuxième plus bas historique consécutif.

Les distillats moyens, qui comprennent le carburéacteur et le diesel, ont évolué dans la direction opposée, augmentant de 9,1 % pour atteindre un sommet de trois semaines à 1,244 million de barils, prolongeant ainsi un rebond de deux semaines.

Le brut Brent atteint son plus haut niveau depuis quatre ans

Dans le même temps, le pétrole brut Brent a grimpé à 115 dollars le baril, son plus haut niveau depuis juin 2022, en raison de l’escalade des tensions liées au conflit Iran-Israël qui continuent de perturber le discours sur le marché de l’énergie.

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Graphique du prix du brut Brent sur 5 ans. Source : Google Finances

Plus précisément, la reprise est alimentée par les inquiétudes concernant les menaces iraniennes sur les voies de navigation critiques, le marché prenant en compte les perturbations potentielles sur les principales routes d’exportation. Dans le même temps, Washington s’apprête à renforcer sa campagne de pression en prolongeant le blocus des ports iraniens.

Cela maintient les prix du brut à un niveau élevé et le sentiment globalement haussier, les traders se positionnant en faveur d’une volatilité prolongée plutôt que d’une désescalade rapide.

Dans une autre escalade, Trump a averti l’Iran dans un article de Truth Social qu’il « ferait mieux de devenir intelligent bientôt », accusant les dirigeants du pays de ne pas « se ressaisir ».

Image en vedette via Shutterstock

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