
Il y a maintenant deux chronologies en guerre. Premièrement, le calendrier du Sénat est notoirement difficile à négocier, tout projet de loi controversé nécessitant des jours de parole. Chaque heure qui passe réduit les chances du projet de loi, car il ne reste que sept jours avant les vacances, lorsque les sénateurs quitteront Washington et se concentreront largement sur les élections de mi-mandat qui les attendront.
L’autre facteur crucial a été le temps qui passe sur la table des négociations, où les deux partis et la Maison Blanche s’efforcent toujours de rassembler les 60 voix nécessaires. Leur effort final doit convaincre de nombreux démocrates résistants et quelques républicains réticents.
Les lobbyistes de la cryptographie espèrent ardemment que les négociateurs – en particulier Tillis et Gallego – pourront trouver un terrain d’entente viable, faire circuler à nouveau le projet de loi remis à neuf et le voir progresser dans le processus de vote du Sénat. À ce stade, la prédiction du leader de la majorité au Sénat, John Thune, reste ferme : le projet de loi n’aura certainement pas assez de temps pour terminer le processus en plusieurs étapes du Sénat avant les vacances.
Mais s’il devait démarrer et potentiellement franchir un premier obstacle de 60 voix avant la fin de la semaine prochaine, cela pourrait suffire à le mettre sur la voie de la victoire. Pour donner à cette possibilité toutes ses chances, l’industrie voudrait que Thune présente la première motion avant la fin de la semaine sur ce qu’on appelle la « cloture », la procédure qui prépare un projet de loi au vote.