
C’est pourquoi les détenteurs institutionnels les plus exposés attendaient. Ils attendent que le travail de coordination soit réalisé, ce qu’une subvention de recherche ne permet pas d’accomplir. Ce travail nécessite un acteur ayant le pouvoir de rassembler les communautés protocolaires, les dépositaires et les régulateurs qui doivent agir ensemble. Aucune entité financée n’a assumé ce rôle à l’échelle requise par Bitcoin.
La course géopolitique
Le financement du gouvernement a accéléré l’infraction. Chaque dollar investi dans du matériel quantique comprime la piste de la défense.
Au lendemain de l’annonce américaine, Emmanuel Macron a engagé 1 milliard d’euros dans la stratégie quantique de la France et a appelé l’Europe à « changer l’échelle » des investissements, désignant les États-Unis et la Chine comme ses concurrents.
La Chine avait déjà acheminé environ 17,5 milliards de dollars via trois fonds de capital-risque régionaux avant l’annonce américaine ; la décision américaine donne désormais à Pékin la couverture politique nécessaire pour autoriser un nouveau cycle de négociations. Voilà à quoi ressemble une course à trois en matière de politique industrielle, et elle n’a fait que comprimer l’horizon de planification de chacun, qu’ils soient prêts ou non.
Que doit-il se passer maintenant
Une réponse sérieuse commence par un travail de migration coordonné, commencé avant que la capacité offensive n’arrive à maturité, car la migration a une longue traîne et la piste est simplement devenue plus courte.
Ce qui est différent dans le cas post-quantique, c’est l’ampleur du défi de coordination. Bitcoin est particulièrement exposé : toute adresse ayant déjà dépensé des fonds a sa clé publique en clair, falsifiable au moment où la cryptographie à courbe elliptique se brise, sans aucun moyen de la rappeler.