Le vote historique du Japon reclasse le Bitcoin et la crypto comme actifs financiers

Le parlement japonais a adopté mercredi un amendement qui reclasse la crypto-monnaie comme « actif financier », un changement qui retire le bitcoin et d’autres actifs numériques du régime de paiement du pays et les intègre dans le cadre qui régit les actions, les obligations et les fiducies d’investissement, selon un rapport de la chaîne publique NHK.

Le changement retire à la cryptographie son statut antérieur en vertu de la loi sur les services de paiement, où les régulateurs la traitaient comme un moyen de règlement, et l’intègre dans la loi sur les instruments financiers et les changes (FIEA), la même loi qui supervise les titres traditionnels.

L’amendement place le bitcoin et les autres cryptomonnaies sous une seule norme de protection des investisseurs. La NHK rapporte que le changement entrera en vigueur d’ici un an, avec un objectif pour l’exercice 2027.

La nouvelle autorité du Japon sur le bitcoin et la classe d’actifs cryptographiques

Le cabinet japonais a approuvé cette mesure pour la première fois sous forme de projet d’amendement en avril 2026, mais cette mesure n’a fait qu’envoyer le projet de loi à la Diète pour débat. Le vote de mercredi marque la promulgation finale de la loi, parallèlement à l’approbation formelle d’un plan distinct visant à réduire le taux d’imposition le plus élevé sur les gains cryptographiques de 55 % à un taux fixe de 20 % à partir de 2028.

Cette décision remodèle la manière dont le Japon supervise la classe d’actifs. En tant qu’instruments financiers, les actifs cryptographiques sont désormais soumis aux règles de délit d’initié qui interdisent aux émetteurs, aux opérateurs de bourse et aux autres parties ayant accès à des informations non publiques de négocier avant des événements tels que des cotations de jetons, des radiations ou des incidents techniques majeurs.

Les bourses sont confrontées à de nouvelles obligations de divulgation. Les plateformes doivent publier des données sur l’émetteur de chaque jeton, la conception de la blockchain et le profil de volatilité, une norme qui reflète les exigences de reporting imposées aux sociétés de titres. Les régulateurs bénéficient également d’une autorité plus large en matière de surveillance du marché sur le secteur, selon des rapports locaux.

Les sanctions augmentent en vertu de la nouvelle loi. La peine de prison maximale pour les opérateurs de cryptographie non enregistrés passe de trois ans à 10 ans, tandis que l’amende la plus élevée passe de 3 millions de yens à 10 millions de yens, soit près de 62 000 dollars. Une application plus stricte signale une décision visant à traiter les fautes cryptographiques avec la même gravité que la fraude en valeurs mobilières.

Une voie vers les ETF Bitcoin et une réduction d’impôt

Le reclassement entraîne deux conséquences qui vont au-delà de la conformité. Premièrement, cela ouvre la voie aux fonds négociés en bourse au comptant Bitcoin. Étant donné que la FIEA régit les produits que les fonds peuvent détenir, le fait de placer la crypto sous son égide supprime une barrière structurelle qui empêchait les gestionnaires d’actifs japonais de lancer des ETF Bitcoin réglementés.

Deuxièmement, cela ouvre la voie à une refonte fiscale. Le Japon impose les gains cryptographiques en tant que revenus divers à des taux qui atteignent 55 %, l’un des traitements les plus sévères de tous les grands marchés. Les législateurs ont approuvé un projet visant à réduire le taux maximum à 20 pour cent, un niveau qui correspond à l’impôt sur les plus-values ​​boursières. La réduction, liée au plan de réforme fiscale de 2026, entre en vigueur en 2028.

Les réformes arrivent alors que le Japon accélère sa campagne Web3 plus large et que les régulateurs évaluent les exigences de réserves pour les bourses qui ressemblent aux tampons détenus par les maisons de titres. Les comptes d’utilisateurs sur les bourses japonaises se sont développés et les sociétés nationales de cryptographie se positionnent pour une base plus large d’investisseurs particuliers.

Pour une industrie qui considère depuis longtemps le Japon comme un pays précurseur et prudent, le vote marque un tournant décisif vers la légitimité.

Le pays qui servait autrefois de modèle pour la réglementation de la cryptographie aligne désormais les actifs numériques sur ses marchés de capitaux, une décision qui pourrait inciter d’autres juridictions à suivre.

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