
Pour Richmond, le retard n’est pas dû à la lenteur des régulateurs, mais à une différence structurelle entre les cadres américain et canadien.
« Il ne s’agit pas nécessairement d’une simple question de réglementation ; la nature des règles est simplement différente », a-t-il déclaré.
« Instrument national » harmonisé
Bien qu’il reste encore du travail à faire, Richmond est encouragé par le fait que les régulateurs canadiens écoutent activement les acteurs de l’industrie sur les produits d’actifs numériques et sont ouverts à la création de nouveaux cadres réglementaires pour soutenir l’industrie en pleine croissance.
Un exemple cité par Richmond comme « un très bon texte législatif » est la nouvelle loi Stablecoin, qui a été promulguée par le gouvernement fédéral canadien plus tôt cette année, après que les États-Unis ont adopté la loi GENIUS l’année dernière.
À la suite de l’adoption de la Stablecoin Act, le Canada a déjà vu Tetra Trust – une société soutenue par des poids lourds tels que Wealthsimple, Shopify et la Banque Nationale du Canada – lancer le premier CADD stablecoin en dollars canadiens émis par une institution financière réglementée au Canada.
Le Canada a déjà montré que les sociétés de cryptographie peuvent opérer au sein d’un marché réglementé. Le prochain test est de savoir si ses règles peuvent s’adapter aux produits qui vont au-delà du trading au comptant et s’étendent aux paiements, aux produits dérivés, aux titres symboliques et à la finance décentralisée.
Richmond a déclaré que, plutôt que de laisser les entreprises interpréter ces lignes directrices, « codifier » les pratiques réglementaires existantes dans un cadre national qui s’applique de manière cohérente entre les organismes provinciaux de réglementation des valeurs mobilières contribuerait à réduire les incertitudes juridiques pour les constructeurs. Essentiellement, il a fait valoir que le Canada devrait consolider davantage ses exigences existantes en matière de cryptographie dans un « instrument national » – un ensemble de règles harmonisées en matière de valeurs mobilières adoptées par les régulateurs provinciaux et territoriaux.