Keel Infrastructure va consolider trois sites Bitcoin en un seul campus d’IA

Keel Infrastructure Corp. a obtenu une série d’approbations qui poussent son projet de centre de données à Sherbrooke, au Québec, vers la construction.

La Ville de Sherbrooke a autorisé l’entreprise nord-américaine d’infrastructures numériques et d’énergie à conclure une entente avec Hydro-Sherbrooke pour le transfert et l’exploitation de 96 mégawatts de capacité existante, ainsi qu’une entente d’achat du terrain où s’élèvera le campus.

L’accord électrique permet à Keel de consolider trois de ses sites miniers Bitcoin actuels dans la province en un seul campus de 96 MW. L’entreprise n’a pas demandé de puissance supplémentaire, un choix qui préserve l’utilisation de l’infrastructure électrique actuelle et maintient le projet en phase avec les priorités énergétiques du Québec.

Keel a obtenu l’approbation pour reclasser les 96 MW de l’exploitation minière de Bitcoin au calcul haute performance et à l’intelligence artificielle, la classe de charge de travail qui attire les capitaux dans tout le secteur.

Un pivot plus large du Bitcoin vers l’IA

Ce pivot reflète un vaste changement. Les mineurs publics de l’industrie ont décidé de réutiliser les sites sous tension pour le calcul, une tendance visible dans des accords tels que le bail du centre de données de CleanSpark de 6,6 milliards de dollars et la propre décision de l’entreprise d’abandonner l’exploitation minière de Bitcoin au profit de l’IA.

Les investisseurs récompensent les opérateurs qui contrôlent l’électricité et les sites construits, même si la transition comporte des risques. VanEck a averti que les mineurs à la recherche d’infrastructures d’IA sont confrontés à un déficit de financement de 50 milliards de dollars alors que les capitaux affluent vers les entreprises disposant de capacités.

L’empreinte de Sherbrooke remonte à la construction par l’entreprise de fermes minières dans la ville, qui tiraient parti de l’énergie hydroélectrique à faible coût de la province. Keel regroupera cette base en un seul campus plutôt que de créer une nouvelle demande dans le réseau.

Restent deux conditions. Le transfert de la capacité énergétique vers le nouveau site nécessite l’examen et l’approbation du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. L’achat du terrain, pour une parcelle située à environ 100 milles à l’est de Montréal, est assujetti aux conditions habituelles qui comprennent des inspections du site, une analyse de faisabilité et des approbations municipales. Keel s’attend à ce que cette transaction soit finalisée au premier trimestre 2027.

« Ces développements représentent une étape importante dans le développement de notre projet de Sherbrooke, qui sera l’un des plus grands projets de centres de données au Québec », a déclaré Philippe Fortier, vice-président exécutif, développement corporatif chez Keel. « L’approbation de ces ententes par la Ville reflète la force du projet et notre engagement envers la communauté sherbrookoise.

Fortier a ajouté que l’entreprise est présente au Québec depuis sa création et considère le projet comme un engagement à long terme envers les économies locale et provinciale. Keel vise à construire le campus sur une relation durable avec sa communauté d’accueil.

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