Pourquoi les marchés ignorent-ils le choc énergétique iranien ?

Chocs pétroliers en Iran : pourquoi les mouvements de prix pourraient ne pas se manifester immédiatement

Une deuxième vague de chocs énergétiques liés à l’Iran devrait frapper l’Asie et d’autres parties de l’économie mondiale, mais les marchés ont jusqu’à présent montré une réaction limitée.

La principale raison invoquée est que les stocks mondiaux de pétrole sont encore relativement élevés par rapport à ce que pourraient nécessiter les prochaines perturbations, mais ils se rapprochent également de niveaux très bas dans un calendrier de resserrement. À mesure que les stocks approchent de leurs plus bas niveaux sur plusieurs années, la sensibilité du marché à toute interruption supplémentaire de l’approvisionnement augmente généralement ; cependant, ce changement pourrait ne pas apparaître instantanément dans les gros titres.

Dans ce cas, la question « Pourquoi les marchés ne réagissent-ils pas ? » La question est liée à la manière dont les commerçants anticipent l’offre et la demande. Lorsque les stocks approchent de leurs plus bas niveaux, les investisseurs peuvent attendre la confirmation que les approvisionnements physiques se détériorent réellement – ​​comme par exemple des perturbations liées aux routes maritimes, des changements de production ou des contraintes dans les raffineries – avant de réévaluer le risque de manière agressive.

Pour l’Asie, où les modèles de demande et la logistique des importations diffèrent de ceux des autres régions, le timing compte également. Si le deuxième choc implique des effets d’entraînement qui mettent des semaines à se transmettre – via les taux de fret, la capacité portuaire ou le calendrier des contrats – les prix peuvent rester faibles jusqu’à ce que les effets deviennent mesurables.

Les implications pour les États-Unis sont largement indirectes mais significatives. Les fluctuations des prix de l’énergie influencent les anticipations d’inflation aux États-Unis, les coûts de transport et la demande des consommateurs. Ils affectent également les conditions financières des actions liées à l’énergie et les coûts de couverture des entreprises.

Dans l’ensemble, les articles présentent la réaction modérée actuelle comme une fonction du timing du marché et de l’état des stocks plutôt que de l’absence de risque sous-jacent. Le prochain déclencheur observable serait la preuve que l’offre excédentaire diminue plus rapidement que prévu ou que les pertes d’expédition et de production se traduisent par de réelles pénuries de produits.

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