
Le reste du Clarity Act dépend de cette garantie, car il n’y a pas de marché d’actifs numériques à réguler si les personnes qui le construisent n’ont pas les moyens de le construire aux États-Unis. La disposition a survécu intacte au balisage du comité, malgré un amendement déposé qui l’aurait vidé, et elle doit rester en vigueur jusqu’au vote final, entièrement et sans dilution.
Voici pourquoi cela est important pour les personnes qui ne liront jamais un mot de la loi. Les ingénieurs qui écrivent ce logiciel, des principaux contributeurs de Solana aux concepteurs de nouveaux protocoles DeFi, publient du code que n’importe qui dans le monde peut télécharger et utiliser. Ils ne détiennent pas d’argent. Ils ne peuvent pas geler un compte ni déplacer des fonds, car ils n’y touchent jamais. Traiter un développeur de logiciels comme un caissier de banque est aussi logique que d’appeler l’ingénieur d’une application de messagerie un facteur. Les directives FinCEN 2019 du Trésor reconnaissaient déjà que le simple fait de fournir des logiciels ou des outils réseau utilisés par les émetteurs d’argent ne fait pas, en soi, de quelqu’un un émetteur d’argent. La BRCA aligne le code pénal sur cette norme.
Lorsque les lois sont troubles, les régulateurs et les procureurs comblent le vide. Le Trésor a poursuivi les constructeurs qui ont écrit et publié des logiciels mais n’ont jamais détenu les actifs d’un client. La condamnation du développeur de Tornado Cash, Roman Storm, pour avoir conspiré en vue d’exploiter une entreprise de transfert d’argent sans licence est un cas que les gens connaissent, et cela correspond à un modèle qui devrait inquiéter quiconque se soucie de l’innovation américaine. Des cas comme celui-ci poussent déjà les développeurs à l’étranger.